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...si vous n'êtes pas venus en Bourgogne !

Pour cet épisode, rédaction à 4 mains avec Jean-Michel Menozzi et Jean-Luc Bambi !
 
Chers amis Rubipèdes, compagnons d’amitié ou de brutalité, c’est selon…
 
Oui, il est un coin de France où le bonheur fleuri. Oui... mais pas que le bonheur, le bon vin et le bon terroir aussi.
 
C’est dans cette optique qu’un Gruppetto composé des sosies pourris d’Amonbofils (il est craint au Texas), de Tom Selleck (ou Burp Reynold) et de Sean Jaja Connery sont partis vendredi dernier découvrir en avance les joies du paradis de Bourgogne du côté d’Aloxe Corton.
 
Après une route sans encombres nous arrivâmes à l’Ermitage de Corton (très bonne adresse pour venir un jour avec vos Dames, ou pas). 
Le soleil couchant léchait les vignes des coteaux beaunois et nous décidâmes d’aller tester l’accueil local en investiguant les ruelles anciennes du vieux Beaune.
 
Nos pas (et peut-être un 6ème sens aigü de la fête) nous conduire le plus naturellement du monde vers un tout petit pub dans la plus pure veine anglaise : bas de plafond et chargé de bibelots et biberons remplis de maltes en tous genres.
 
Après la découverte rapidement expédiée de quelques bières locales, nous goûtâmes le Lagavulin local 16 ans d’âge histoire de nous mettre en bouche pour l’apéritif du restaurant.
Supposant que nous ne pourrions pas passer la soirée du lendemain dans ce magnifique endroit nous demandâmes à notre hôte à quelle heure fermait son auberge… 
Lorsqu’il nous répondit 6h du matin nous dûmes le faire répéter. 
Oui, nous avions trouvé notre point de chute pour la soirée du lendemain.
 
Tous ragaillardis, nous repartîmes direction l’Ermitage pour la dégustation d’un très bon menu gastronomique et de quelques quilles locales (on conseille au passage, le Chorey-les-Beaune Blanc, l’Aloxe-Corton et le Fixin… 
Autant que ces compte-rendus servent à quelque chose…).
 
 
Etant resté seul avec Burp Reynolds (Sean Jaja Connery  étant trop crevé après une préparation physique le faisant terminer tous les soirs depuis mercredi à 2h du mat) nous décidâmes de fermer l’auberge espérant finir par garder les clefs. En effet, nous réussîmes à fermer l’Auberge, mais sans les clefs. Nous décidâmes donc d’organiser une battle musicale dans la chambre aidés par une petite 1/2 bouteille de Chablis fort sympathique.
 
Le coucher fut… surprenant, la literie locale n’étant pas adaptée à nos corps de valeureux athlètes. 
 
 
Néanmoins, après une nuitée reposante, un petit déjeuner copieux et l’aubergiste qui nous offrit la bouteille de Chablis en guise de compensation, nous étions prêts pour rejoindre nos 11 valeureux compagnons (le 12ème ayant eu un vide gosier de dernière minute…) pour une dégustation de Pernand-Vergelesses à… Pernand-Vergelesses.
 
Nous fûmes accueillis par le Père et la Mère Denis bien décidés que nous étions à tester de leur potion magique.
Après une explication des méthodes de vendanges et vinifications différentes dispensée dans un silence quasi-religieux (bizarre...) à faire pâlir nos coachs (et surtout celui qui avait une kermesse de dernière minute) nous passâmes à la dégustation… Et quelle dégustation ! Même ceux qui n’aiment pas le Pinot Noir et les frangins Farres finirent par se détendre…  Nous pûmes ainsi reprendre quelques couleurs à grands coups de Pernand-Vergelesses villages, régionaux, 1er Crus, Blanc et Rouges agrémentés de petits fours aux escargots, mini-burgers de foie gras et autres tartelettes au fraises. Ouaip !
 
 
Gavés de potion et légers comme des plumes après cette collation largement suffisante (ne voulant pas reproduire les erreurs du passé, Merci Youogutsz !) nous prîmes la route du pré sous un ciel chargé.
 
Dans le vestiaire un 15ème Rubipède, Christophe ancien talonneur et ami de notre Cantaloup local, vint compléter l’effectif et remplacer notre 12ème ami manquant qui avait une tombola de dernière minute.
 
Nous rentrâmes sur le terrain, la potion sur le seuil de la gorge.
Martin prit à sa charge l’échauffement et la motivation de la troupe. Merci Martin.
Notre charnière exceptionnelle pour ce tournoi était composée de Martin en 9 (bien joué Martin !) et de notre ami Sean Jaja Connery qui avait décidé de distribuer des caviars à tous ces copains dont notre international Sénégalais, Nico qui avait fait la route seul depuis Zurich… Lui !
Bien joué Bernard Connery !
 
Encore une fois, merci à vous les amis. Ce fut un superbe moment. Nous étions finalement 15 Rubipèdes (on a adopté Christophe pour son jeu, son engagement à nos côtés, ses 2 essais et le nombre incalculables de tournées qu’il voulait nous offrir !!!) Et merci à toi mon Steph pour l’organisation de cette découverte.
Ah oui, on doit y retourner l’année prochaine… Le trophée doit être remis en jeu. Attention aux tombola, lotos, ou vides-gosiers de dernière minute !!!
 
Ayant vraiment marre d’utiliser le passé simple et ne voulant pas m’hasarder à un compte-rendu rugbistique aléatoire, je passe la main à notre reporter officiel, notre ami Bambi Vuillemenot pour vous faire vivre la fin de ce samedi haut en couleurs.
 
Merci Jean-Michel !
Avant de passer à la suite de la journée, un petit retour sur les matches de l'après-midi. 
 
Sur un terrain aussi draîné que les calcaires de la montagne de Corton (ben oui, on s'est cultivés pendant le mot du coach le matin), nous rencontrûmes (ouais, pas tant que ça la culture finalement) trois équipes autochtones, qui sentaient bon la salade de phalanges dans les années nonantes : Genlis & friends, Bisons XV de Besançon, et l'entente Saint-Apolinnaire/Nuits-Saint-Georges qui nous recevait.
 
Nous dûmes également composer avec un 4ème adversaire pour le moins nouveau pour nous : la possibilité de jouer au pied partout et à tout moment.
Cela remit complètement en cause la composition d'équipe patiemment constituée autour du tonneau en chêne de Massif Central caressé amoureusement par Jojo le matin même, et un changement tactico-tactique fit glisser Matu à l'arrière pour retrouver un joueur d'expérience à ce poste clé (et accessoirement éloigner de ses coéquipiers les relents nauséabons des p'tits sandwichs poulet-curry du midi).
 
Bref, une fois la composition d'équipe remaniée, nous pûmes -je m'y fais pas au passé simple- débuter un premier match contre Genlis & friends : un entame très solide, de gros gaillards d'avant -jeu de mot nautique- des lancements parfaits de notre charnière sauteuse -je crois savoir que nous sommes la seule équipe du monde à jouer avec un 9 qui saute en touche et ne pleure pas en remettant en place son doigt démis-, des 3/4 performants et perforants, tout ce qu'il fallait pour gagner 5 essais à 0 et recevoir des poignées de mains pour le moins frileuses et cirsconspectes ("mais c'est qui ces suisses ?") à la fin du match.
 
Après un petit répit de 30 minutes et un deuxième échauffement qui commençait à révéler quelques crampounettes et autres boitillements , nous engageâmes le deuxième match contre les 15 bisons de Besançon avec les mêmes recettes et un engagement toujours  sans faille de tous, et le même résultat à la fin : 5 essais à 0, avec cette fois des poignées de main plus chaleureuses et partageuses, et un beau compliment "bravo, équipe solide".
 
Enfin, le troisième échauffement encore 30 minutes plus tard révéla cette fois l'étendue des dégats : plus que 15 jambes sur 30 qui courent, 3 ou 4 épaules manquant à l'appel, 1 ou 2 cervicales trainant sur le terrain, un doigt resté dans une coquille d'escargot... le match contre nos hôtes ne se présentait pas sous les meilleures auspices (de Beaune).
La première mi-temps donna raison à l'impression de l'échauffement : grosses 5 premières minutes de Saint-Apolinnaire/Nuits-Saint-Georges, récompensées par un essai, puis un jeu au pied d'occupation de leur quinze qui nous perturba à tout le moins. 
Damien y laissait son acromio, et c'est toute l'équipe qui baissait la tête à la mi-temps sur un score de 1 à 0 pour les autochtones.
 
Heureusement, le discours salvateur de Martin notre 9 sauteur à la pause, à base de "le jeu, le jeu, le jeu" remobilisa les troupes. 
Le renfort fort apprècié d'un p'tit bison fort motivé vint terminer de réveiller toute l'équipe, et c'est un tout autre match qui débutait avec la deuxième période : des avants dominateurs, Martin qui prenait la règle "on peut jouer au pied n'importe où" au pied -arf- de la lettre, une percussion plein fer de Nico sur le quinze d'en face qui commençait quand même à nous faire chier avec ses coups de pied et sa grande gueule, Neunoeil qui marquait physiquement son adversaire à l'aile avec une percussion picamolesque, quelques échauffourées sur chaque regroupements, la rebellion était en marche !
 
Notre premier essai fut refusé pour un pied -décidément- en touche qui d'après Bilto "n'aurait pas été signalé chez nous", puis ce fut le moment d'Alban : tout d'abord un sauvetage de l'espace sur le 8 d'en face à qui il rendait environ 84kg, puis enfin la délivrance, et la conclusion d'un magnifique mouvement débuté par un maul pénétrant sur 15 mètres sur le côté droit du terrain, sortie limpide, 9, 10, la balle qui glisse de mains en mains jusqu'à l'aile gauche et Alban qui vient -enfin- aplatir entre les perches pour la beauté du geste et la crise cardiaque de David..
 
Un essai partout score final, score qui satisfit tout le monde et nous évita de devoir quitter les lieux avant la réception, et surtout un grand grand bonheur pour les 15 rubipèdes et assimilés !
Commentaire de l'arbitre à la fin du match : "vous avez vraiment un gros mental, et je me suis régalé à vous voir jouer tout l'après-midi".
 
Et ça, ça fait plaisir.
 
Pour la postérité, les notes de l'équipe du jour :
 
1- Jojo : s'est fait pleins de nouveaux amis, y compris des plus vieux que lui à qui il colle des baffes
 
2- Christophe : énorme recrue nuitonne, avec 2 rêves : chambrer ses anciens coéquipiers et retrouver son pull
 
3- Nénette : comme d'hab, du solide indestructible, y compris au bar. 
 
4- David Cantaloup : on s'en doutait, mais à fait preuve de son excellent esprit rubipèdes, la banane tout le temps sauf quand il s'échauffe, c'est un bonheur de t'avoir parmi nous !
 
5- Menozz' : a enfin pris conscience de ses possibilités sur le terrain, le problème est qu'il a aussi pris conscience de ses possibilités HORS du terrain
 
6- Damien Villard : où l'on se rend compte que ses lancers ne pas si pourris que ça quand c'est un autre qui lance, et où il se rend compte que son épaule est pas si solide que ça quand on met des coups de quintaux dedans
 
7- Manu Farres : ZE joker, toujours là quand on en a besoin avec la discrète efficacité du tueur à gage, a le bon gout de ramener son frère le soir mais le mauvais gout de le faire passer devant les hospices
 
8- Bilto : premier partout, y compris à l'infirmerie (si, t'étais le premier blessé), 
 
9- Martin : Incroyable, clairvoyance, flegme et maîtrise, y compris dans son jeu au pied, artisan de la victoire avec son compère 10
 
10- Bernard : le petit pas de côté qui décale son centre, des offrandes en veux tu en voila, des changements de sens lumineux, un grandisse comme on en fait plus !
 
11- Neunoeil : une défense intraitable valant celle du traiteur berjallien, des percussions vues à la télé, le tout sur un oeil, chapeau
 
12- Nico : des courses tranchantes, une percussion "paf dans ta gueule" qui redonne le sourire à tout le monde, il n'a rien perdu de ses qualités malgré la vie en suisse alémanique
 
13- Steph : non, j'étais pas le premier blessé ! et oui, je sais maintenant faire un renvoi au 22.
 
14- Alban : un sauvetage de l'espace, un essai salvateur, et le sourire idiot du gars qui veut rester habiter au bar pendant une semaine
 
15- Mathieu : a retrouvé ses jambes de 20 ans sous les bombardements adverses, et retrouvé aussi les paroles de 35 paillardes de ses 20 ans
 
 
Nous pûmes ensuite aborder le début de soirée sereinement et frigorifiquement, avec une remise du -je crois- premier bouclier gagné par les rubipèdes, un joli trophée à stocker sur notre étagère vessienne, une collation froide à l'intérieur et à l'extérieur, une revue complète des oeuvres chantées rubipédiques, avec notamment la première chasse à l'ours, et enfin une invitation à venir défendre notre bouclier le 7 mai 2017 (Manu, note) contre 4 autres équipes européennes.
 
Ce qui se passa ensuite dans l'antre du Pinzguinge Pickwingue Pinguevingue bar secret restera à Beaune, mais sachez que l'on put y voir :
- un solo de air Suze limée de Bilto sur One de U2, 
- un Nénette caché derrière une rampe d'escalier, 
- un Martin lisant les lignes  de la main du capitaine de Nuits-Saint-Georges, 
- deux bordelais pissant sur les hospices, 
- David achetant du muguet à son poste Christophe à 4h du mat'
 
...et pour le reste, il fallait y être !
 
Un énorme merci aux 15 présents, qui auront j'espère mis quelques souvenirs dans leur sac pour les vieux jours....
 
Les photos du weekend sont là : http://rubipedes.ch/index.php/nuits-saint-georges-2016, mais une petite dernière pour la route :
 

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